
Une agence française contre les attaques informatiques
le 16 Juillet 2009L'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) reprend et amplifie les missions de la DCSSI qu'elle remplace depuis le 7 juillet. Avec en particulier un rôle de détection et, si possible, d'anihilation des attaques numériques.
Le poids des mots et le choc des annonces. La France, qui avait déjà depuis 2001 une DCSSI (direction centrale de la sécurité des systèmes d’information) essentiellement axée sur la surveillance des sites gouvernementaux, vient donc de se doter d’une nouvelle structure, clairement désignée pour lutter contre les attaques informatiques. Le décret est paru le 7 juillet 2009. La DCSSI disparaît donc. L’ANSSI relèvera tout comme elle du Premier ministre et opèrera sous tutelle du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN).
Elle doit, d’ici 3 ans, compter 250 personnes contre les 110 de l’ex-DCSSI. Ces experts informatiques, réunis au sein du Centre opérationnel de sécurité des systèmes d’information (Cossi), sont censés surveiller l’évolution des types de cyberattaques, mettre en place des stragégies de réponse, faire évoluer les techniques de cryptographie et les labelliser, etc.
L’agence assure la mission d’autorité nationale en matière de sécurité des systèmes d’information. A ce titre elle est chargée de proposer les règles à appliquer pour la protection des systèmes d’information de l’État et de vérifier l’application des mesures adoptées.
Dans le domaine de la défense informatique, elle assure un service de veille, de détection, d’alerte et de réaction aux attaques informatiques, notamment sur les réseaux de l’État. L’agence va créer un centre de détection précoce des attaques informatiques.
S’agissant des produits et des réseaux de sécurité, elle est chargée :
- de développer et d’acquérir les produits essentiels à la protection des réseaux interministériels les plus sensibles de l’État ;
- de mettre en œuvre les moyens gouvernementaux de commandement et de liaison en matière de défense et de sécurité nationale, notamment le réseau Rimbaud et l’intranet Isis ;
- de délivrer des labels aux produits de sécurité.
Elle constitue un réservoir de compétences qui doit pouvoir mettre son expertise et son assistance technique au profit des administrations et des opérateurs d’infrastructure vitale.
Elle est chargée de la promotion des technologies, des systèmes et des savoir-faire nationaux. Elle contribue au développement de la confiance dans l’économie numérique.
Elle assure la tutelle du centre de transmission gouvernemental chargé de mettre en œuvre les moyens de commandement et de liaison nécessaires au Président de la République et au Gouvernement.
La gouvernance de l’agence s’exercera au travers d’un comité stratégique constitué de responsables de haut niveau de l’administration. La mission de ce comité sera d’orienter la stratégie de l’État en la matière et d’arrêter le programme annuel d’activité de l’agence.
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