AURIGA réunit 80 millions d’euros, déjà plus que son premier fonds cyber

Le fonds AURIGA CYBER VENTURES II vise 100 millions d’euros et réserve la moitié de ses moyens aux tours suivants, du pré-seed à la série A.

Lucas Charpentier Par Lucas Charpentier
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AURIGA réunit 80 millions d’euros, déjà plus que son premier fonds cyber
Une équipe de travail réunie autour d’un ordinateur portable dans un espace de travail collaboratif.

En bref

  • Closing intermédiaire de 80 millions d’euros, objectif de 100 millions et plafond de 120 millions.
  • Tickets de 500 000 euros à 5 millions d’euros pour une trentaine de startups européennes.
  • Quatre premiers investissements réalisés, deux à trois autres prévus d’ici la fin de 2026.

Le jeudi 29 octobre 2026, AURIGA a dévoilé une première clôture partielle à hauteur de 80 millions d’euros pour AURIGA CYBER VENTURES II, qui est son second fonds dédié à la cybersécurité.

80 M€levés au closing intermédiaire
100 M€objectif de collecte, avec un plafond à 120 M€
+ 45 %par rapport au premier fonds, de 55 M€

Un fonds déjà plus gros que le précédent

D’après Frenchweb, ce deuxième véhicule dépasse d’environ 45 % la taille du premier, doté de 55 millions d’euros, et sa collecte se poursuit. Bpifrance compte parmi les souscripteurs, via le Fonds national d’amorçage 3, que l’établissement gère au nom de l’État dans le cadre de France 2030. Le premier fonds avait réuni Tikehau Capital, BNP Paribas, Bpifrance via le FNA 2 et des entrepreneurs de la cybersécurité.

Depuis le pré-seed jusqu’à la série A, avec des moyens gardés en réserve pour la suite

Le fonds vise les jeunes pousses européennes, depuis le pré-seed jusqu’à la série A. Ses tickets oscillent entre 500 000 euros et 5 millions d’euros, en prenant des participations minoritaires. Il prévoit d’accompagner une trentaine d’entreprises. Près de la moitié des capitaux sera réservée à de nouveaux versements au profit des sociétés du portefeuille jugées les plus porteuses, ce qui permettra de consolider peu à peu les positions.

La thèse d’investissement englobe les identités et les données, la protection des applications et de la chaîne logicielle, le traitement des vulnérabilités et la cryptographie, y compris post-quantique. L’intelligence artificielle est un sujet transversal : elle contribue à protéger, mais exige aussi de nouvelles protections.

« Dans la cybersécurité, la capacité d’accompagnement est aussi déterminante que le financement »

William Lecat, Managing Partner

Quatre premières cibles

D’après Maddyness, le fonds a déjà parié sur quatre startups. Il envisage de réaliser deux ou trois opérations de plus avant la fin de 2026.

Startup Domaine
Finovox Fraude documentaire
Fleuret Tests d’intrusion automatisés par IA
Mankinds Audit et conformité des systèmes d’IA
Nextident Sécurité des agents IA

Une société née en 1998, une équipe spécialisée

AURIGA Partners, cofondée en 1998 par Jacques Chatain, a épaulé plus de 150 entreprises, parmi lesquelles Neolane, Nexthink, Wallix et Vade. Le premier véhicule cyber, lancé en 2022, a donné naissance à une organisation consacrée à la cybersécurité. La société met en avant trente startups suivies, dont Tenacy, Cryptr et Emproof, ainsi que plus de 2 000 sociétés européennes passées à l’examen depuis 2022. Dans ce premier fonds, 40 % du portefeuille était exposé aux technologies liées à l’IA et 32 % aux applications de défense.

Geoffroy Rosset et William Lecat sont Managing Partners. Thierry Rouquet, fondateur de Sentryo, intervient comme Operating Partner. Geoffroy Rosset, Managing Partner d’Auriga Partners, affirme : « Face aux enjeux économiques, industriels et de souveraineté que représente la cybersécurité, l’Europe doit se donner les moyens de faire émerger des leaders mondiaux ».

AURIGA indique par ailleurs avoir reversé à ses investisseurs plus de 500 millions d’euros au titre de 2025/2026. Ce chiffre renvoie à l’historique de la société et ne mesure pas la performance du premier fonds. Pour suivre d’autres dossiers de financement, la rubrique Start-up du site recense l’actualité du secteur.

Photo : fauxels / Pexels

Lucas Charpentier

Digital, mobile, startups, e-commerce et webmarketing

Lucas Charpentier

Lucas Charpentier a passé huit ans comme chef de projet web dans une agence nantaise avant de se consacrer à l'écriture. Il suit pour Assises du Numérique l'actualité du web, les start-up et le mobile, en regardant surtout ce que les annonces changent pour les petites entreprises. Il répond encore lui-même aux messages de lecteurs qui lui signalent une erreur.